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Du pouvoir de l'imagination / La pauvreté mélangée la richesse

Le 18 septembre 2014, 12:24 dans Humeurs 0

Notre source inépuisable de magie.

Rapellons ce que nous sommes: Des kilos de viandes, des os recouverts de peau, dirigé par notre cerveau. (Je trouve ça amusant d'imaginer que mon corps n'existe pas en tant que tel, c'est mon esprit, mon âme qui vit)

Depuis toute petite, je vis dans une situation modeste, très modeste. J'avais un toit, et même si on devait manger la même chose plusieurs jours de suite, au moins je n'avais pas faim et je n'avais pas froid

Les enfants comme moi font donc aussi face à l'ennui - parce qu'à cet époque, comme beaucoup, je croyais que pour ne pas m'ennuyer, il fallait qu'on m'achète ceci ou cela, puis autre chose dès que ça me lasserait: je confondais (et j'ai confondu trop longtemps) désirs et besoins. Alors pour sortir de cet état, j'ai dévellopé quelquechose de merveilleux : L'imagination.

J'étais souvent seule à la maison une heure ou deux , alors je me laissai aller complétement, sans peur de me faire voir :

Un canapé était tantôt un bateau, une montagne à gravir, une colline, un immeuble, un oiseau: le couloir était un théâtre, une ruelle, une jungle, un temple; dans ma baignoire, j'étais une naufragée, une aventurière ou une sirène; on ne peut pas acheter ce genre de choses. Dans ces moments magiques, j'acculais les barrières du "vrai" monde autour de moi, je devenais qui je voulais, j'allais où je désirais, je fesai exister ce qui n'existait pas : je vivai pleinement, sans me soucier de quoi que ce soit autour; c'était uniquement dans ces moments là que j'éprouvai la plus grande satisfaction, sans une seule ombre au tableau.

Vous connaissez la pyramide de Maslow ? A la base se trouvent les besoins fondamentaux essentiels à notre survie (boire, manger, être en sécurité), puis les besoins de croissance personnelle (l'amour, l'estime de soi, l'élévation spirituelle/ l'accomplissement de soi). Le bonheur y est fortement lié dans mon cas: si tout ces besoins sont accomplis, je me sens heureuse et libre. C'est un privilège d'être humain.

J'aime nourrir mon esprit par tout les moyens, par les livres, le grand cinéma, les chefs d'oeuvres du jeu vidéo, et même par la musique (oui et re-oui). J'aime me sentir fière du travail accompli; j'ai une telle appétence pour ces choses là que je me sens vite mal à l'aise si je ne me "nourris" pas (oui, à ce point là)

Quelquepart, ma "pauvreté" m'a ouvert aux choses réellement importante. Quand on est dans une situation sensible, on n'achète que si est nécessaire, vraiment nécessaire, on sacrifie plein de "désirs"; je ne tombe pas dans le consumérisme compulsif qui n'offre que du bonheur temporaire. Pourtant, quand je vois le tourment que la pauvreté provoque dans ma famille ou dans ma vie actuelle, et partout ailleurs, ça me rends malade (et j'aimerais que les politiciens prennent sérieusement en compte cette note illustrée de Nepsie )

I have a dream ... J'aimerai qu'on revoie sérieusement les bases du monde avant que tout ne pète, parce que ça semble imminent, et ça se propagera partout - qu'on rééequilibre ce bordel immense. Que toutes les minorités, que tout les êtres sans exceptions vivent dans le respect le plus total les uns des autres, que l'argent soit beaucoup plus intelligement répartis, que tous puissent accéder à une réelle éducation, se forger un esprit critique, que la culture soit accessible à tous, et ne plus jamais tomber dans l'obscurantisme ou dans la loi du plus fort - je veux plus que la paix dans le monde, je veux qu'on soit tous heureux.

Et rien à fiche de passer pour une utopiste, sans espoir on est rien !

 

 

Lettre à mon moi de 19 ans

Le 16 septembre 2014, 15:40 dans Humeurs 0

Chère moi plus jeune,

 

Tu vas en baver, ces prochaines années. Tu vas beaucoup souffrir, beaucoup pleurer, mais tu vas y arriver, et tu en ressortiras plus puissante que jamais.

 

Tu vas non seulement avoir ton bac, mais en plus tu vas l'avoir avec mention. Tu vas être fatiguée des cours, et tu ne veux qu'une seule chose; vite travailler et rester près d'un idiot. Pour ces deux raisons, tu abandonneras tes études, préférant travailler à la chaîne plutôt que de suivre un seul cours de plus : quand tu rentreras à l'université, après un été chaotique où tu auras besoin de faire un coma éthylique pour te rendre compte des conneries que tu fais et de la quantité d'alcool stupide que tu bois pour commencer à te calmer. Tu te sentiras honteuse face à ta mère morte d'inquiétude, tu vas même t'effondrer en larmes, et plus jamais tu ne voudras la décevoir: tu verras que tout ce que tu entreprendras finira par être fait , avec toujours cette idée en tête: enorgueillir tes parents. C'est ta nouvelle définition du bonheur.

Tu est sortie déjà avec de sacrés cas, tu as supporté l'insupportable, tu sais très bien tout ça, mais tu vas quand même avoir besoin de sortir avec un pervers narcissique pendant plus d'un an pour te rendre compte que tu ne dois JAMAIS RIEN SACRIFIER pour un garçon. Ta mère te l'as dit, mais tu devras apprendre par toi même et comprendre que l'amour fait faire de sacrés conneries. Tu vas alors être privée successivement de voir tes amies, d'avoir un quelquonque contact avec un individu de sexe masculin, de te maquiller, de te mettre en jupe, tu seras constamment surveillée même si tu n'es pas d'accord, et il t'emmènera loin de ceux que tu aimes sans aucun compromis possible; Tu voudras, tu essayeras même, d'avoir des enfants avec lui. Heureusement, tu n'y arriveras pas. La même année, parmis tout les boulots que tu feras, tu vas entrer dans un centre d'appel trois mois. Tu vas souffrir, pleurer, entrer en dépression - ah non, tu y étais déjà sans t'en rendre compte. Mais heureusement, ton esprit va chercher des échappatoires, et tu vas t'ouvrir à un tas de choses: tu vas faire (à domicile car ton petit ami refuse que tu reprennes tes études un jour)une formation d'illustratrice, tu vas faire de la tribal fusion, et tu vas commencer à écrire ton premier livre.

Quand enfin tu ne seras plus avec ce pervers, la vie semblera enfin rayonner à nouveau; pleine de courage, assoiffée de vivre, tu vas tenter un concours pour une école prestigieuse. Tu réussiras brillamment les premières épreuves, mais tu vas rater l'avant dernière: tu vas te sentir dévastée, indigne de ta famille, mais le pire reste à venir.

Un escroc va te subtiliser 4800 euros après t'avoir promis un contrat photographique en Grande-Bretagne. Bien que suspicieuse au début, tu tombes dedans, avec ta famille et même ta banque à la vue du chèque. On te l'apprends quelques jours après ton échec. Le monde va s'écrouler autour de toi, tu auras envie de mourir sur le champ, mais tu ne peux pas laisser une dette pareille derrière toi. Tu appelles en tremblant ton frère qui te diras exactement ce que tu avais besoin d'entendre.

Une personne proche de ta famille va t'avançer l'argent et tu vas te démener pour le rembourser au plus vite, ça te prendra 10 mois pour tout rembourser; tu auras failli finir très mal mais tes amis sont là pour t'en empêcher. Tu vas également tomber de haut quand tu apprendras un coup bas dans ta famille contre toi, au même moment, et tu auras beau tenter de le raisonner, tu apprendras enfin une vérité douloureuse, mais tu continueras à faire semblant de ne rien savoir parce que tu les aimes.

Après tout ces évènements, tu graveras dans ta peau une phrase que tu ne dois jamais oublier en sanskrit, sur ta cuisse gauche, qui te rapelles chaque jour ce que tu as traversé, ce à quoi tu as survécu, les leçons tirés du passé.Deux mois plus tard, tu finiras enfin le livre qui te hantait depuis toutes ces années, tu devras le réecrire une bonne dizaine de fois, frôler la déprime car tu pensais ne jamais réussir et en parallèle tu ne voulais pas abandonner car ce projet te tient trop à coeur, c'est la solution de facilité - mais tu as réussi et tu aura enfin une joie immense qui se propagera dans tout ton être quand tu te coucheras enfin en te disant avec fierté, "je l'ai fait". Ton livre est très autobiographique de ta propre quête initiatique, et je ne saurais te dire s'il sera publié, j'attends encore les réponses. Mais tiens bon; ça en vaut vraiment la peine.

Tu vas reprendre tes études la même année - l'année même ou je t'écris.

Tu vas devenir très humble et très ouverte d'esprit. Tu vas aussi voir le monde différement, et tu te sentiras plus sereine. Des bases seront posés; tu as enfin un projet d'avenir, et ton rêve est en marche. L'université va te plaire. Les nuages s'écartent et le soleil fait enfin son apparition. Tu auras frôlé la mort, tu auras fais face à la honte, à l'humiliation, à la trahison, la manipulation, aux déceptions; pourtant, paradoxalement, jamais tu ne verras autant le monde avec un oeil si bienveillant. Oui, le monde est injuste, le mal existe, et tu vas sûrement encore en baver, mais comme à chaque fois, tu te relèveras, plus forte;

Nous nous relèverons.

PS: Tu récupéreras deux chatons adorables (dont un imprévu grâce à ta mère, si si, la même qui refusait que tu possèdes un félin) mais fait attention; la femelle à une fâcheuse tendance à écrabouiller la carte graphique d'un ordi, faire valdinguer les ventilateurs et autres choses coûteuses, mais c'est pas grave: rien que de les voir te remplira de bonheur et d'amour sous forme la plus pure.

J'aurai voulu vous dire que je vous aimais

Le 2 septembre 2014, 12:43 dans Humeurs 0

De sexe féminin, je fêterai bientôt mon 22ème automne cette année - bien que j'ai l'impression d'être restée coincée à mes 20 ans, c'est terrible ! Voilà pourtant maintenant 10 ans que je me pose la même question - et je n'ai toujours pas trouvé de réponse après tout ce temps : Est-ce que je suis lesbienne?

Il m'est déjà arrivé, dans un bus, dans un magasin ou même dans la rue, de rester comme hypnotisée devant certaines femmes. Pourtant, je n'arrive pas à déterminer si c'est de l'admiration, où si c'est de l'attirance... voir même, de l'amour. Mon esprit formaté par une société malade, je tremble en imaginant embrasser celle ci, et je censure ce qui pourrait arriver après; j'ai peur de la réaction de mes proches, et surtout de la mienne. 

 

J'ai eu un voisin gay que j'ai rencontré vers mes 15 ans. Il était adorable, mais son récit m'a traumatisé; à 17 ans, quand ses parents l'ont appris, ils l'ont tout simplement mis à la rue (!): Comment peut-on faire ça , m'étais-je demandé: à leur place, jamais je n'aurai réagis de la même manière: il annonçait juste ses goûts, rien de criminel ! Heureusement pour lui, des associations lui sont venus en aide, et il a un toit désormais.

 

J'ai également pleurée d'émotion devant le discours d'Ellen Page qui annonçait le secret qui lui pesait tant depuis des années: je la sentai enfin libérée, en paix avec elle-même: dans ses larmes s'échappait sa tristesse pour laisser place nette à une "nouvelle vie".

 

Si j'en parle enfin à coeur ouvert aujourd'hui, c'est parce que je crois que je suis soit obsédée par son existence, soit folle amoureuse d'elle : voilà maintenant 5 ans que je l'observe en secret, que je me souviens de cette phrase qu'elle m'avait dit qui m'avait réchauffé le coeur. Je n'ai jamais osé lui reparler, pour une sombre histoire de garçon pour laquelle elle éprouve encore de la rancoeur ... je l'ai enfin "revue" de loin cet été, et son regard ne mentait pas; tout courage d'aller lui parler s'autodétruisait; pourtant, je meurs d'envie de partager des brefs instants de sa vie...

J'admirais ses longs cheveux bouclés, son regard doux et vif menthe à l'eau; j'observai sa démarche enjouée, sa féminité exacerbée, ses bottes trop grandes pour elles. Son rire qui rebondissait dans mon esprit, son écriture soignée, ses oeuvres artistiques, son imagination débordante, son talent. Je pense à elle dès qu'un coquelicot entre dans mon champ de vision, que j'aperçois Kate Winslet dans un film, que je regarde un tableau de Degas ou de Klimt. Je prie au fond de moi dès que je vois la même chevelure de dos que ce soit elle, sachant pertinemment qu'elle est trop loin d'ici pour ça.

Quelquepart, elle est mon modèle. Quelquepart, j'essaye de lui ressembler. Au fond de mon esprit, je n'arrive pas à savoir si elle est une muse vivante pour moi, ou si elle est cette femme impossible, ce papillon azur insaisissable, que je n'aurai jamais. Car si aujourd'hui j'ai du mal à déterminer ma sexualité, je connais la sienne; et ce n'est pas les femmes qui enflamment son coeur: Mais ce qu'il y a de beau dans cet étrange amour impossible, dans cet idéalisation de cette princesse de mon coeur, c'est qu'elle ne me déçevra jamais - Elle est comme un Soleil dans mon esprit.

 

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